Être soi même

Exprimer ses pensées avec respect, ne pas changer de couleur selon les circonstances

17 mars 2008

Quand c'est le peuple qui parle

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Posté par falas123 à 21:25 - politique, un mal nécessaire! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


03 mars 2008

Un monde sans l'islam

Avertissement : les gens qui aiment faire des raccourcis et n'essaient pas de comprendre avant de faire leur crise dans ce genre de sujets, seront incapables de lire cet article jusqu'au bout.

Les autres (les gens libres, intellos, esprit analytique, critique), à vous:

"Un monde sans l'islam", par Graham E. Fuller*

Imaginez, si vous le souhaitez, un monde sans l’Islam – une situation, il faut l’admettre, inconcevable, vu la place centrale qu’il occupe dans nos titres de nouvelles quotidiennes. L’Islam semble être derrière un large éventail de désordres internationaux : attentats suicides, voitures piégées, occupations militaires, luttes de résistance, émeutes, fatwas, jihad, opérations de guérilla, vidéos de menace et le 11/9 lui-même. « L’Islam » semble offrir une pierre de touche (un standard de mesure) analytique simple et instantanée, nous permettant de bien comprendre le monde convulsif d’aujourd’hui. En effet, pour quelques néoconservateurs « l’Islamofascisme » est maintenant notre ennemi juré dans une imminente « troisième guerre mondiale ». 

Mais permettez-moi un peu. Et s’il n’y avait pas une telle chose comme l’Islam ? Et s’il n’y avait jamais eu de Prophète Mohammed, ni de saga de propagation de l’Islam à travers des grandes parties du Moyen Orient, de l’Asie et de l’Afrique ? 

Etant donné notre actuelle focalisation sur le terrorisme, la guerre et l’antiaméricanisme rampant – l’un des sujets internationaux le plus émotionnel aujourd’hui –, il est vital de comprendre les vraies sources de ces crises. Est-ce l’Islam la source du problème, ou est-ce que cette source ne se trouve plutôt du côté de facteurs moins clairs et plus profonds? 

Pour l’intérêt de l’argumentation, dans un effort d’imagination historique, faites-vous une image d’un Moyen Orient dans lequel l’Islam n’est jamais apparu. Serions-nous alors épargnés de beaucoup des défis qui se trouvent aujourd’hui devant nous ? Le Moyen Orient serait-il plus pacifique ? De combien le type des relations Est-Ouest serait-il différent ? Sans l’Islam, il est sûr que l’ordre international présenterait une image très différente de celle d’aujourd’hui. Ou le ferait-il ?

ET SI PAS D’ISLAM, ALORS QUOI ? 

Depuis les premiers jours d’un large Moyen Orient, l’Islam a visiblement façonné les normes culturelles voire même les préférences politiques de ses disciples. Comment pouvons-nous alors séparer l’islam du Moyen Orient ? Comme il s’avère, ce n’est pas très difficile à imaginer. 

Commençons par l’aspect ethnique. Sans l’Islam, le visage de la région va rester complexe et confus. Les groupes dominants au Moyen Orient -- Arabes, Perses, Turcs, Kurdes, Juifs (est-ce un groupe ethnique ? et que représente ce groupe quantitativement ?, ndt.), voire Berbères et Pachtounes – continueront à dominer la scène politique. Prenez les Perses à titre d’exemple : Longtemps avant l’Islam, les empires persans successifs se sont étendus jusqu’aux portes d’Athènes et étaient les rivaux perpétuels de quiconque habita l’Anatolie. Des peuples sémites contestant cette hégémonie ont combattu les Perses à travers le croissant fertile jusqu’à dans l’Irak. Et puis il y a les forces puissantes des diverses tribus et des commerçants arabes s’étendant et migrant dans d’autres régions sémites du Moyen Orient avant l’Islam. Les Mongoles auraient tout de même envahi et détruit les civilisations de l’Asie centrale et beaucoup du Moyen Orient dans le 13e siècle. Les Turcs aurait aussi conquis l’Anatolie, les Balkans jusqu’à Vienne et une grande partie du Moyen Orient. Ces luttes -- pour le pouvoir, le territoire, l’influence et le commerce – existaient bien avant l’arrivée de l’Islam. 

Cependant, c’est trop arbitraire d’exclure complètement la religion de l’équation. Si en réalité l’Islam n’a jamais émergé, la majeure partie du Moyen Orient serait restée essentiellement chrétienne avec ses diverses sectes comme cela a été le cas à l’aube de l’Islam. En dehors de quelques Zoroastriens et un petit nombre de Juifs, pas d’autre religion majeure n’était présente. 

Mais est ce que l’harmonie avec l’Ouest aurait-elle régné si le Moyen Orient était resté chrétien ? On va trop loin. Nous devrions assumer que le monde européen médiéval agité et expansif n’avait pas étendu son pouvoir et son hégémonie à ses voisins de l’Est, en recherche des prises économique et géopolitique. Après tout, qu’est ce que ce seraient les Croisades si ce n’étaient pas une aventure occidentale menée essentiellement par des besoins politique, social et économique ? La bannière du christianisme était un peu plus qu’un symbole fort, un cri mobilisateur pour bénir les besoins profanes des Européens puissants. En effet, la religion particulière des autochtones ne figurait jamais en tête des causes de l’expansion impériale de l’Occident à travers la planète. L’Europe a pu parler d’une manière édifiante de porter « les valeurs chrétiennes aux autochtones », mais l’objectif évident était d’établir des avant-postes coloniaux comme sources de richesse pour la métropole et des bases pour l’expansion du pouvoir occidental. 

Ainsi il est improbable que les habitants chrétiens du Moyen Orient aient bien reçu le flux des flottes européennes et leurs marchands soutenus par les fusils occidentaux. L’impérialisme aurait prospéré dans le mosaïque ethnique complexe de la région–-La matière brute du vieux jeu de diviser pour mieux régner. Et les Européens auraient toujours installé les mêmes dirigeants locaux pliables pour satisfaire leurs besoins. 

Avançons l’heure à l’époque du pétrole au Moyen Orient. Les états du Moyen Orient, même si chrétiens, aurait-ils bien accepté l’établissement des protectorats européens sur leur région ? Certainement pas ! L’Occident aurait toujours construit et contrôlé les mêmes points d’étranglement comme le canal du Suez. Ce n’était pas l’Islam qui a fait que les états du Moyen Orient résistent vigoureusement au projet colonial avec son nouveau traçage des frontières selon les préférences géopolitiques européennes. Non plus, ces états chrétiens du Moyen Orient n’auraient-ils bien accueilli les compagnies pétrolières occidentales impériales, soutenues par des administrateurs européens, des diplomates, des agents de renseignements et des armées, pas plus que ce qu’ont fait les Musulmans. Regardez la longue histoire des réactions des Américains latins à la domination des Américains étatsuniens sur leurs pétrole, économie et politique. Le Moyen Orient serait toujours aussi motivé pour créer des mouvements nationalistes anticolonialistes pour arracher le contrôle sur leurs terres, marchés, souveraineté et destinée de l’emprise étrangère – tout comme les luttes anticolonialistes dans l’Inde hindou, la Chine confucéenne, le Vietnam bouddhiste et l’Afrique chrétienne et animiste. 

Et certainement les Français se seraient, tout aussi volontiers, étendus sur l’Algérie chrétienne pour s’emparer des ses riches terres agricoles et établir une colonie. Aussi, les Italiens ne se sont pas fait gênés par le christianisme de l’Ethiopie pour transformer ce pays en une colonie violemment administrée. En bref, il n’y a pas de raison pour croire que la réaction du Moyen Orient à l’agression colonialiste européenne aurait changé significativement de la manière dont elle s’est effectivement déroulée sous l’Islam. 

Mais peut-être le Moyen Orient serait plus démocratique sans l’Islam ? L’histoire des dictatures en Europe elle-même n’est rassurant sur ce point. L’Espagne et le Portugal ont fini avec leurs violentes dictatures seulement en milieu des années 1970.

La Grèce s’est libérée d’une dictature liée à l’église il y a quelques dizaines d’années.

La Russie chrétienne ne s’en est toujours pas sorti. Jusqu’à récemment, l’Amérique latine accablée par les dictateurs, qui souvent régnaient avec les bénédictions des USA et avec le partenariat de l’église catholique. La plupart des nations africaines chrétiennes n’ont pas eu de meilleure réussite. Pourquoi un Moyen Orient chrétien se présenterait différemment ? 

Et puis il y a la Palestine. C’étaient évidemment les Chrétiens qui ont, honteusement, persécuté les Juifs durant plus qu’un millénaire culminant par l’Holocauste. Ces exemples horrifiques d’antisémitisme étaient bien enracinés dans la culture et les terres chrétiennes occidentales. Les Juifs auraient donc continué à chercher une patrie en dehors de l’Europe ; le mouvement sioniste aurait de toute façon vu le jour et aurait cherché une base en Palestine. Et le nouvel état juif aurait toujours déplacé les mêmes 750 milles Arabes natifs de la Palestine de leurs terres même s’ils avaient été des Chrétiens--en effet une partie parmi eux étaient des Chrétiens. Et ces Arabes chrétiens n’auraient-ils pas combattu pour protéger ou regagner leur propre terre ? Le problème israélo-palestinien reste au fond un conflit nationaliste, ethnique et territorial, renforcé seulement récemment par des slogans religieux. Et n’oublions pas que les Chrétiens arabes ont joué un rôle majeur dans les débuts du mouvement nationaliste arabe au Moyen Orient ; en effet, Michel Aflaq, le fondateur idéologique du premier parti panarabe Al-Baath, était un Chrétien syrien formé à la Sorbonne.

Mais les Chrétiens du Moyen Orient seraient certainement prédisposés religieusement envers l’Occident ? N’aurions-nous pas évité tous ces conflits religieux ? En effet, le monde chrétien lui-même a été déchiré par des hérésies depuis les premiers siècles du pouvoir chrétien, des hérésies qui étaient devenues des véhicules des oppositions politiques au pouvoir romain ou byzantin. Loin d’unir sous la religion, les guerres religieuses de l’Occident cachaient toujours des luttes plus profondes, ethnique, stratégique, politique, économique et culturelle pour la domination. 

En vérité cette même référence à un « Moyen Orient chrétien » cache une animosité vilaine. Sans l’Islam, les peuples du Moyen Orient seraient restés comme ils étaient à la naissance de l’Islam–-la plupart des disciples du christianisme orthodoxe oriental. Mais c’est facile d’oublier que l’une des controverses historiques la plus violente, la plus virulente et la plus durable fut celle entre l’église catholique à Rome et le christianisme orthodoxe oriental à Constantinople – une rancune qui persiste toujours. Les Chrétiens orthodoxes orientaux n’ont jamais oublié ou pardonné le sac de Constantinople la chrétienne par les croisés occidentaux en 1204. Presque 800 ans plus tard, en 1999, le pape Jean Paul II chercha à faire quelques petits pas pour cicatriser la plaie dans la première visite d’un pape catholique au monde orthodoxe en mille ans. C’était un début, mais le désaccord entre l’Orient et l’Occident dans un Moyen Orient chrétien serait plutôt resté comme il est aujourd’hui. Prenez la Grèce par exemple : La cause orthodoxe a été un puissant mobile derrière le nationalisme et le sentiment anti-occidental là bas, et les passions anti-occidentales dans la politique grecque, il y a seulement une dizaine d’années, résonnaient des même suspicions et vues virulentes de l’Occident que nous entendons aujourd’hui de la part de beaucoup de chefs islamistes. 

La culture de l’église orthodoxe diffère nettement de la philosophie occidentale de l’après siècle des lumières, qui insiste sur la laïcité, le capitalisme et la primauté de l’individu. Elle a encore des peurs résiduelles à propos de l’Occident similaires dans différents aspects les incertitudes des Musulmans d’aujourd’hui : des craintes du prosélytisme missionnaire occidental, la perception de la religion comme un vecteur clé pour la protection et la préservation de leurs propres communautés et culture, et une suspicion du caractère « corrompu » et impérial d l’Occident. En effet, dans un Moyen Orient chrétien orthodoxe, Moscou aurait joui d’une influence spéciale, même aujourd’hui, comme le dernier centre important de l’Orthodoxie orientale. Le monde orthodoxe serait resté une arène géopolitique clé pour la rivalité Est-Ouest dans la guerre froide. Après tout, Samuel Huntington, a inclut le monde chrétien orthodoxe parmi les plusieurs civilisations impliquées dans le choc culturel avec l’Occident. 

Aujourd’hui, l’occupation US de l’Irak ne serait mieux accueillie si les Irakiens étaient des Chrétiens. Les Etats-Unis n’ont pas renversé Saddam Hussein, un chef profondément laïque et nationaliste, parce qu’il était musulman. D’autres peuples arabes auraient toujours soutenu les Arabes irakiens dans leur traumatisme de l’occupation. Nulle part les gens ne se réjouissent de l’occupation et la tuerie de leurs concitoyens aux mains des troupes étrangères. En effet, des groupes menacés par de telles forces externes s’efforcent toujours de trouver des idéologies appropriées pour glorifier leur lutte de résistance. La religion est l’une de telles idéologies. 

Voilà donc le portrait d’un putatif « monde sans Islam ». C’est un Moyen Orient dominé par le christianisme orthodoxe oriental -- une église historiquement et psychologiquement méfiante de, voire hostile à, l’Occident. Même déchiré par des différences importantes ethniques, voire sectaires, ce Moyen Orient possède un sens aigu de conscience historique et de griefs contre l’Occident. Il a été envahi à plusieurs reprises par des armés impérialistes occidentaux ; ses ressources pillées ; ces frontières redessinées par des décrets occidentaux en conformité avec les différents intérêts de l’Occident ; et des régimes installés accommodants aux dictats occidentaux.

La Palestine brulerait toujours. L’Iran serait toujours profondément nationaliste. Nous verrions toujours les Palestiniens résister contre les Juifs, les Tchéchènes résister contre les Russes, les Iraniens résister contre les Britanniques et les Américains, les Cachemiris résister contre les Indiens, les Tamiles résister contre les Cingalais au Sri Lanka, et les Uigurs et les Tibétains résister contre les Chinois. Le Moyen Orient aurait toujours un modèle historique glorieux–-le grande empire byzantin avec plus de 2000 ans d’histoire-–avec lequel il s’identifierait comme un symbole historique et religieux. Ceci, à plusieurs égards, perpétuerait le fossé Est-Ouest. Ceci ne présente pas une image réconfortante et complètement pacifique. 

SOUS LA BANNIERE DU PROPHETE 

Evidemment, il est absurde de prétendre que l’existence de l’Islam n’a pas eu d’impact indépendant sur le Moyen Orient ou sur les relations Est-Ouest. L’Islam a fourni une force unificatrice d’un haut niveau à travers une large région. Comme une foi universelle, elle a créé une vaste civilisation qui partage des principes communs de philosophie, arts et société ; une vision d’une vie morale ; un sens de justice, jurisprudence et une bonne gouvernance – le tout dans une culture raffinée profondément enracinée. Comme une culture et une force morale, l’Islam a aidé à combler les différences ethniques entre les divers peuples musulmans, les encourageant à se sentir concernés comme une part d’un plus grand projet civilisationnel musulman. Rien que cela donne à ce projet un poids important. L’Islam a également affecté la géographie politique : S’il n’y avait pas eu d’Islam, les pays musulmans de l’Asie du Sud et du Sud-est–-notamment le Pakistan, le Bangladesh, la Malaisie et l’Indonésie—seraient aujourd’hui enracinés dans le monde hindou. 

La civilisation islamique fournissait un idéal commun auquel tous les Musulmans pouvaient faire appel au nom de la résistance contre l’empiètement occidental. Même si cet appel échouait à arrêter la marée impériale occidentale, il a créé une mémoire culturelle d’un destin généralement partagé qui n’a pas disparu. Les Européens étaient capables de diviser et conquérir beaucoup de peuples africains, asiens et américains latins qui sont tombés séparément devant la puissance occidentale. Une résistance transnationale unie entre ces peuples, était difficile à atteindre dans l’absence de tout symbole commun ethnique ou culturel pour la résistance. 

Dans un monde sans Islam, l’impérialisme occidental aurait trouvé la tache de diviser, conquérir et dominer le Moyen Orient et l’Asie, bien plus facile. Il n’y aurait pas eu de mémoire culturelle collective d’humiliation et de défaite à travers une vaste région. Cela est la raison principale qui explique pourquoi les Etats-Unis sont en train de se casser les dents sur le monde musulman. Aujourd’hui, les intercommunications globales et les images satellitaires partagées ont créé une forte auto-conscience parmi les Musulmans et un sens d’un plus grand siège impérial occidental contre une culture islamique partagée. Ce siège ne concerne pas la modernité ; il concerne la quête occidentale incessante pour la domination de l’espace stratégique, les ressources et même la culture du monde musulman--le trajet pour créer un Moyen Orient « pro-américain ». Malheureusement, les Etats-Unis supposent naïvement que l’islam est tout ce qui se met sur son chemin menant au prix à gagner. 

Mais quid du terrorisme--la question la plus urgente que l’Occident associe presque immédiatement avec l’Islam aujourd’hui ? Dans une nette franchise, le 11/9, aurait-il eu lieu sans l’Islam ? Si les griefs du Moyen Orient, enracinés dans des années de colère émotionnelle et politique contre les actions et la politique US, ont été enveloppés dans une autre bannière, est ce que les choses auraient-elles largement différentes ? Encore, il est important de se rappeler combien facilement la religion peut-elle être invoquée même si d’autres rancunes de longue-date sont à blâmer. Le 11 septembre 2001 n’était pas le début de l’histoire. Pour les pirates de l’air d’al-Qaïda l’Islam jouait le rôle d’une loupe dans le soleil, rassemblant ces griefs collectifs répandus et partagés, et les concentrant dans un rayon intense, un moment de clarté de l’action envers un envahisseur étranger. 

Dans la focalisation de l’Occident sur le terrorisme au nom de l’Islam, les mémoires sont courtes. Les guérillas juives utilisaient le terrorisme contre les Britanniques en Palestine. Les Tamiles hindous sri-lankais « Tigers » ont inventé l’art du gilet du suicide et pendant plus d’une décennie ils ont dirigé le monde dans le recours aux attenants suicides--don l’assassinat du premier ministre indien Rajiv Gandhi. Les terroristes grecques ont effectuée des opérations d’assassinat contre les officiels US à Athènes. Le terrorisme organisé sikh a tué Indira Gandhi, semé le chaos en Inde, instauré une base extérieure au Canada et abattu un vol Air India sur l’Atlantique. Les terroristes macédoniens étaient largement craints tout à travers les Balkans à la veille de la première guerre mondiale. Des douzaines d’assassinats majeurs à la fin du 19e et au début du 20e siècles ont été exécutés par des « anarchistes » européens et américains semant une peur collective. La l’Armée de la République Irlandaise (IRA) a développé un terrorisme effective brutale contre les Britanniques durant des décennies, tout comme ont fait les guérillas communistes et les terroristes au Vietnam contre les Américains, les communistes malais contre les soldats britanniques dans les années 1950, les terroristes Mau-Mau contre les officiers britanniques à Kenya--et le liste continue. Il n’y a pas besoin d’un Musulman pour faire du terrorisme. 

Même l’histoire récente de l’activité terroriste n’est pas très différente. Selon Europol, 498 attaques terroristes ont eu lieu dans l’Union Européenne en 2006. Parmi elles, 424 étaient perpétrées par des groupes séparatistes, 55 par des extrémistes de la gauche et 18 par divers d’autres terroristes. Seulement un attentat a été commis par des islamistes. Pour être complet, il y avait un nombre d’attentats déjoués dans une communauté musulmane hautement surveillée. Mais ces nombres révèlent le large éventail idéologique des terroristes potentiels dans le monde. 

Est-il alors très difficile d’imaginer les Arabes--chrétiens ou musulmans--, en colère contre Israël ou les invasions, les renversements et les interventions perpétuelles de l’impérialisme, faisant recours à des actes similaires de terrorisme et de guérilla. La question pourrait être plutôt, pourquoi ceci n’a pas eu lieu plus tôt ? Comme les groupes radicaux expriment les griefs dans notre monde globalisé, pourquoi nous ne devrions pas nous attendre à ce qu’ils portent leur lutte au cœur de l’Occident ? 

Si l’Islam déteste la modernité, pourquoi il avait attendu jusqu’au le 11/9 pour lancer ces attaques. Et pourquoi des penseurs islamiques majeurs au début du 20e siècle parlèrent du besoin d’adopter la modernité tout en protégeant la culture islamique ? La cause d’Oussama Bin Laden dans ses premiers jours ne concernait pas la modernité du tout--il a parlé de la Palestine, des bottes américaines sur les terres de l’Arabie Saoudite, des gouverneurs saoudiens sous le contrôle des Etats-Unis, et des « croisés » modernes. Il est frappant qu’il fallait attendre aussi tard que 2001 pour voir la première grande ébullition de la colère musulmane sur le sol des Etats-Unis, en réaction à la politique US et à des événements accumulés tout autant historiques et récents. Si ce n’était pas le 11/9, un événement similaire était fatalement à arriver.

Et même si l’Islam comme un vecteur de résistance n’avait jamais existé, le Marxisme l’a fait. C’est une idéologie qui a engendré un nombre incalculable de terroristes, de guérilla et des mouvements de libération nationale. Il a façonné l’ETA basque, le FARC en Colombie, le Shining Path en Pérou, et la Faction de l’Armée Rouge en Europe pour ne nommer que quelques uns en Occident. George Habash, le fondateur du meurtrier Front Populaire de la Libération de la Palestine, était un chrétien grec orthodoxe et un marxiste qui avait étudié à l’université Américaine de Beyrouth. Dans une époque où le nationalisme arabe en colère flirtait avec un Marxisme violent, beaucoup de Palestiniens chrétiens ont accordé leur soutien à Habash. 

Les gens qui résistent des oppresseurs étrangers cherchent des bannières pour propager et glorifier la cause de leur lutte. L’internationale lutte des classes pour la justice fournit un bon élément mobilisateur. Le nationalisme est encore mieux. Mais la religion fournit le meilleur de tous, en faisant appel aux plus hautes énergies pour défendre sa cause. Et partout, la religion peut toujours servir pour soutenir l’ethnicité et le nationalisme alors même qu’elle les transcende--notamment si l’ennemi est d’une religion différente. Dans de tels cas, la religion cesse d’être essentiellement la source d’affrontement et de confrontation mais plutôt son véhicule. La bannière du moment peu disparaître mais les griefs demeurent. 

Nous vivons une époque où le terrorisme est l’outil de choix du faible. Il entrave déjà la puissance sans précédent des armés US en Irak, Afghanistan et ailleurs. Et c’est ainsi que Bin Laden dans beaucoup de sociétés non-musulmanes fut appelé le « prochain Che Guevara ». Ce n’est rien moins que l’attrait d’une résistance réussie contre le pouvoir américain dominant, le faible contre-attaque. Un attrait qui transcende l’Islam ou la culture du Moyen Orient. 

ENCORE PLUS DE LA MEME CHOSE

Mais les questions demeurent, si l’Islam n’a pas existé, le monde serait-il plus pacifique ? Devant ces tensions entre l’Est et l’Ouest, l’Islam ajoute incontestablement un élément supplémentaire émotionnel, une couche supplémentaire de complications pour trouver des solutions. L’Islam n’est pas la cause de tels problèmes. Cela peut paraître raffiné de chercher des passages dans le Coran qui semblent expliquer « pourquoi ils nous haïssent ». Mais cela s’éloigne aveuglement de la nature du phénomène. Quelle idée confortable que d’identifier l’Islam comme la source « du problème » ; c’est certainement bien plus facile que d’explorer l’impact de l’empreinte globale massive de l’unique super puissance du monde.

Un monde sans Islam verrait toujours la plupart des rivalités tenaces meurtrières dont les guerres et les malheurs dominent la scène géopolitique. Si ce n’était pas la religion, tous ces groupes auraient trouvé d’autres bannières en dessous desquelles ils exprimeraient leur nationalisme et leur quête pour l’indépendance. Bien sûr, l’histoire n’aurait pas suivi exactement le même chemin comme elle l’a fait. Mais au fond, le conflit entre l’Est et l’Ouest reste toujours à propos des grandes questions historiques et géopolitiques de l’histoire humaine : l’ethnicité, le nationalisme, l’ambition, l’avidité, les ressources, les chefs locaux, le territoire de domination, le profit financier, le pouvoir, les interventions et la haine des étrangers, des envahisseurs et des impérialistes. Confronté à des questions intemporelles comme celles-ci, comment le pouvoir de la religion pourrait-il n’être pas invoqué ? 

Souvenons-nous aussi que pratiquement tous les principaux horreurs du 20e siècle vinrent presque exclusivement des régimes strictement laïques : Léopold ii de Belgique au Congo, Hitler, Mussolini, Lénine et Staline, Mao et Pol Pot. C’étaient les Européens qui ont imposé leurs « guerres mondiales » par deux fois au reste du monde--deux conflits globaux dévastateurs sans aucun vague parallèle dans l’histoire islamique. 

Quelques-uns aujourd’hui pourraient souhaiter un « monde sans Islam » dans lequel ces problèmes n’auraient vraisemblablement jamais eu lieu. Mais, en vérité, les conflits, les rivalités et les crises d’un tel monde pourraient ne pas apparaître si largement différents de ceux que nous connaissons aujourd’hui.

* Graham E. Fuller est un précédent vice président du conseil national des renseignements « National Intelligence Council » à la CIA, chargé des prévisions stratégiques à long terme. Il est actuellement professeur adjoint d’histoire à l’université Simon Fraser à Vancouver. Il est l’auteur de plusieurs livres sur le Moyen Orient, dont « L’Avenir de l’Islam Politique » (chez Palgrave Macmillan, New York, 2003).

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22 janvier 2008

Un peu d'humour noir

Une mouche tombe dans une tasse de café

L'Anglais :      Jette la tasse et sort du café
L'Américain :  Demande une autre tasse de café
Le Mexicain :  Enlève l'insecte et boit sa tasse
Le Chinois :    Mange la mouche et jette la tasse
Le Tunisien : enlève la mouche et offre le café à son ami ! (vous pouvez mettre marocain à la place :)

Le Palestinien assiégé : Bois le café et regarde la mouche dans la tasse qui le dérange

L'Israélien :
Vend le café aux américains et la mouche aux chinois.
Crie que sa sécurité est en danger.
Accuse les palestiniens d'avoir jeté la mouche dans le café.
Prétend que le hizbollah, les syriens et les iraniens sont entrain de mettre au point de nouvelles armes à base de mouches.
Décrit ce geste comme étant une atteinte aux droits de l'homme, d'un acte antisémite, de holocauste et de discrimination parmi les passagers de l'arche de Noé.
Ordonne immédiatement à Mahmoud Abbas d'arrêter les mouches de  voler et de leur interdire de tomber dans les tasses de café.
Réoccupe la bande de Gaza, coupe l'eau et l'électricité et détruit les habitations.
Impose aux américains une aide militaire plus importante.
Demande 1 milliard de $ pour le préjudice moral qu'il a eu en  voyant la  mouche dans le café.

Posté par falas123 à 20:39 - politique, un mal nécessaire! - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

Ce que je pense des accommodements raisonnables!

Je réalise depuis quelques minutes que je ne pourrais être présente pour témoigner directement à la commission Bouchard-Taylor sur les A.R, le délai d'inscription étant dépassé, donc je me console en écrivant quelques petites lignes de ce que j'aurais-dit si l'occasion m'en était donnée:

1) L'accommodement est d'offrir une facilité à laquelle le commun des citoyens n'a pas accès, pour lui permettre d'avoir accès à un service auquel les autres citoyens ont accès (donner le droit à un non-voyant de faire rentrer son chien à l'université pour qu'il puisse le guider, droit non accessible aux autres qui peuvent accéder à l'université sans le chien-guide). Assimiler le droit des femmes à porter un foulard à de l'accommodement raisonnable relève de la bêtise ou du moins d'un processus lent d'absorption de l'information (indigne d'individus vivant dans un pays développé, quoique la corrélation entre les deux m'apparaît de moins en moins évidente au fur et à mesure que je visualise les séances de la commission). Donc je disais que le droit de porter le foulard n'est pas un accommodement raisonnable tout simplement parce que ce droit est accessible à tout le monde et n'est pas propre aux femmes musulmanes. Vous voulez porter un voile sur la tête? Allez-y! La loi ne vous en a jamais empêché!

2) => Parler du port de foulard est déjà une impertinence. Maintenant, pour ceux (et surtout celles) qui insistent pour aborder le sujet, sous prétexte que ça va à l'encontre de la valeur de l'égalité. J'ai trois questions à vous poser, mesdames:

a- Combien d'autres formes d'inégalités vous tiennent à coeur? Si je m'en tiens à vos témoignage la discrimination des noirs et arabes à l'emploi semble vous indifférer! Je n'ai que très rarement vu des non-arabes et non-noirs défendre ce droit, pourtant grande valeur du Québec me répètera-t-on!

b- Qui décide que le voile islamique est un signe d'infériorité? À ce que je sache les hommes sikhs sont obligés de cacher leur chevelure durant toute la journée et ce même lorsqu'ils sont chez eux (ce qui ne s'applique pas au cas musulman), et personne ne dira pour autant qu'ils sont soumis à leurs femmes parce qu'ils s'habillent différemment (notons que je n'ai jamais croisé une femme sikh portant un turban. Limite elles peuvent porter un foulard qui couvre très légèrement leurs cheveux puisqu'on en voit plus que la moitié, alors que pour les hommes pas un seul cheveu qui s'échappe). Parlera-t-on pour autant pour de l'infériorité des hommes sikh à leurs femmes? Ou alors dans dans l'imaginaire collectif la femme ne peut qu'être inférieure à l'homme? Ne s'agit-il pas là d'une forme de complexe d'infériorité des femmes par rapport aux hommes, que de voir dans toute différence entre les deux sexes une forme d'infériorité femme-homme?

3) "Lorsqu'on part chez eux, on s'adapte, alors qu'ils fassent pareil!". Quand êtes-vous déjà parti chez moi cher monsieur-dame? Je suppose qu'en dehors de l'Amérique Latine vous n'avez jamais mis le nez dehors, sinon vous ne seriez pas là à répéter cette phrase dénotant d'une grande ignorance du contexte géopolitique international, ignorance entretenue par ce que vous livrent les médias. Je vous défie de me donner un pays où on vous oblige de porter les mêmes habits que ses habitants. Ok, l'Arabie Saoudite, oui, l'Iran, oui, et l'Afghanistan. C'est tout? La liste est terminée?...

a- Si vous voulez que le Québec ressemble à ces trois pays en termes de démocratie, alors bienvenue au club de citoyens qui veulent "entretenir la liberté" dans leur pays! N'êtes vous pas entrain de livrer un message paradoxal, en pointant ces trois pays du doigt quand cela vous convient, et en les prenant pour exemple à suivre lorsque cela fait votre affaire?

b- Si vous avez voyagé juste un petit peu, vous réaliserez que dans les pays musulmans l'enjeu est bien ailleurs que de penser à ce que vous devriez mettre en tant que petit touriste une fois le pied dans ces pays là! Par ailleurs, dire que "Nous sommes un peuple ouvert etc" n'est d'aucune pertinence à mes yeux! Ouvert par rapport à qui? Si vous êtes plus ouverts que l'Iran ou l'Arabie Saoudite, je n'en disconviens pas, mais franchement! Dressez la barre un peu plus haut. OK, plus que la France, j'en conviens parfaitement... Mais remarquez que vous êtes de plus en plus entrain de tendre vers le discours français qui n'est pas des meilleurs en termes d'ouverture à l'autre.

4) "Ces immigrants qui viennent et qui veulent mordre la main qui leur a été tendue". D'abord merci pour l'analogie, il ne me reste plus qu'à aboyer au lieu d'écrire... Ok passons. Voulez-vous vous réveiller enfin? La main tendue est tout à fait réciproque! Vous avez besoin de monde pour travailler votre pays et maintenir sa croissance économique, nous avons besoin d'une meilleure situation ou de bonnes études, vous nous inviter à venir, et on est là! C'est aussi pragmatique que ça! C'est vrai que le fait que vous soyiez chez vous vous donne le privilège d'être une majorité et donc de nous piétiner à tout bout de champs, mais c'est pas très chic de trop en abuser! Surtout pour un peuple dit civilisé!

5) "Ils veulent nous imposer leur mode de vie". Qui vous a imposé quoique ce soit? Vous vous sentez menacé dans votre catholicisme? Vous m'en voyez bien désolé mais, qui a émis la demande d'enlever le crucifix? À ce que je sache ce ne sont pas les musulmans mais bien des gens d'entre vous. Vous dites que vous avez combattu la religion et que nous on veut la réinstaurer. Oui mais VOUS vous l'avez combattue, et d'après les témoignages très parlants pas vous tous, seule une tranche de vous. Alors pourquoi vous voulez que nous aussi on s'en débarrasse? Depuis quand ce que veut une tranche de la population est imposé à tout le monde? Que vous n'aimiez pas le thé marocain ça vous regarde, mais que vous obligiez tout le monde à y renoncer parce que vous vous n'en voulez plus, ça c'est de la dictature incarnée!

6) "Je ne veux pas voir de signe religieux dans les lieux publics, parce que ça offusque les athées". OK, mais est-ce que ça vous donne le droit d'afficher le signe non-religieux qui est justement l'absence de tout signe religieux? Ne serait-ce pas paradoxalement protéger les non-croyants en attaquant les croyants?

7) Les non croyants divisent le monde en deux catégories uniquement: les croyants et les non-croyants. Donc pour eux tant qu'il y'a des signes ça arrange les croyants à l'encontre des non croyants. La réflexion qu'ils semblent ignorer est que les croyants ne croient pas tous à la même chose. Donc moi musulmane je pourrai être offusquée par le crucifix parce qu'il va à l'encontre de mes croyances coraniques, et le juif verra en moi quelqu'un de différent, puis le sikh verra les cheveux apparents de l'homme musulmant comme quelque chose d'offusquant. Et pourtant personne ne s'en plaint. Autrement dit les croyants sont exposés exactement à la même chose que les non-croyants: des signes avec lesquels ils sont d'un point de vue théologique complètement en désaccord, et ils ne s'en plaignent pas pour autant. Les croyants seraient-ils plus tolérants que les non-croyants?

8) Enfin: heureusement que les gens que j'ai vu parler ne représentent qu'une minorité du peuple québécois, sinon le Québec aurait été voué au désastre depuis longtemps s'il devait reposer sur une telle impertinence intellectuelle. C'est un constat dont je suis convaincue que la majorité des québécois est de loin plus merveilleuse et facile à vivre, et je suis convaincue que cette majorité on ne la voit pas dans les médias, parce qu'elle est indifférente au problème et donc ne ressent pas le besoin de déverser son venim... Et ça explique probablement pourquoi je passe de très beaux moments dans ce merveilleux pays qui est le Canada, et que j'appréhende avec tristesse le jour où je devrais le quitter définitivement et entrainer avec moi autant de nostalgie....

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22 février 2007

De la démocratie au Canada

Un sénateur conservateur déchu

Entrée du Sénat

Entrée du Sénat

À Ottawa, le sénateur conservateur Hugh Segal a été obligé de démissionner de la direction du comité des affaires étrangères. Il pourrait être remplacé par Donald Oliver.

Mardi, M. Segal a écrit à ses collègues du comité sénatorial pour leur expliquer qu'il renonçait à ses fonction à la demande de ses supérieurs. Les conservateurs ont affirmé qu'il était nécessaire de faire prévaloir l'ancienneté au sein du caucus.

Les libéraux soutiennent que M. Segal, ancien chef de cabinet du premier ministre Brian Mulroney, a été puni pour avoir donné son opinion personnelle sur certaines questions politiques.

Le sénateur conservateur a demandé au gouvernement Harper d'enquêter sur le traitement des hommes détenus en vertu de certificats de sécurité à la prison de l'immigration de Millhaven, près de Kingston, surnommée la « Guantanamo du Nord » par ses détracteurs.

Mohammad Mahjoub, Mahmoud Jaballah et Hassan Almrei ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. M. Mahjoub a été libéré, sous conditions, à son 83e jour de jeûne.

Le sénateur Segal a également déposé, la semaine dernière, un rapport très sévère sur la stratégie gouvernementale d'aide à l'Afrique.

Hugh Segal a été nommé au Sénat par le gouvernement libéral en 2005. Il est considéré comme un penseur d'une grande autorité au sein du Parti conservateur.

Le sénateur conservateur Michael Meighen a perdu son titre, cette fois de vice-président du comité de la sécurité nationale et de la défense. L'an dernier, ce comité avait défrayé les manchettes en raison d'une coûteuse halte à Dubaï au cours d'un voyage d'étude sur le Moyen-Orient et l'Afghanistan.

Source: http://www.radio- canada.ca/ nouvelles/ Politique/ 2007/02/21/ 003-hugh- segal-comite. shtml

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20 avril 2006

J'ai la rage!

Voilà ce qu'on nous montre sur CNN:

what

Et voilà ce qu'on ne nous montre pas:

b_b__palestinien1

femme_palestinienne

femme_palestinienn

femme_et_enfants2

Frustrés?

Impuissants comme moi?... Il y'a tout de même un petit geste qu'on peut porter:

À boycotter:

a_boycotter

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26 mars 2006

Une partie de la réponse

Juste après avoir envoyé le post précédent, j'ouvre ma boîte email, une amie m'a envoyé un lien vers un blog israélien où je rentre, pour trouver en quelques secondes une partie de la réponse:

Voici le post sur lequel je suis tombée sur le lien: http://jewishnation.blogspot.com/2006/02/anti-zionism.html#comments

"Anti-Zionism

Anti-Zionism
Anti-Zionism Jews © Neturei Karta

We all talk about what is going on in the world with the anti-semitism and the anti-zionism. I can understand the West and the Muslims, but Jews? I know I know, they believe that Israel will only exist with the moshiach, but that's not an excuse for this photo.

1. God said that Israel is for the Jews.

2. Jews don't carry enemy's flags.

3. Jews aren't allies with people who are killing innocent Jewish lives.

4. Jews who act like this aren't part of the Jewish Nation.

5. Israel should not give citizenship for members of these organizations, or who share the same views."

Parmi les commentaires j'ai droit entre autres à ceci:

"They are more than just an embarrassment. They are fanatics. Fanatics need to be taken seriously. Because they don't hold to anything but their own rules, treachery would seem as easy as breathing to them. Wackos should never be dismissed out of hand. "

"It is difficult to accept these groups as Jewish. They basically incite violence against fellow Jews. Check out their horrific website."


Pour vous mettre en contexte, dans la Torah (et c'est repris dans le Coran), il est dit que Dieu a puni les enfants d'israel (les juifs) car ils ont désobéi à ses ordres, en leur ordonnant de ne plus remettre les pieds en Israel jusqu'au retour du Messih. Du coup, les gens qui sont très attachés à la Torah (et qui sont décrits comme des fanatiques dans certaines commentaires) ne veulent pas que les juifs retournent en Israel, faute de quoi ils vont transgresser la volonté de Dieu. Les sionistes, quant à eux, n'en ont rien à faire de la Torah: ils veulent un morceau de terre que pour eux, ils ont les armes pour ça, les autochtones sont faibles, donc on y va... C'est pour ça que le jour d'indépendance d'Israel (attendez je vais rigoler un peu :) indépendance hihiiiiiiiiiiiii... les pauvres, ils ont été colonisés par les méchants palestiniens), donc ce jour d'indépendance les juifs qui veulent réellement suivre la Torah manifestent en rappelant que c'est contre les lois de Dieu. Voilà.. Maintenant mes commentaires:

Le point 3 m'a le plus frappée... Les juifs ne peuvent être alliés à des gens qui tuent des vies JUIVES innocentes... Mais si les vies innocentes tuées sont chrétiennes ou musulmanes, c'est très bon, où est le problème? Bien évidemment on s'en fout de combien de palestiniens moeurent comparé au nombre d'israeliens, ça aussi on s'en fout puisque ce n'est pas un sang juif qui coule dans ses veines...

Le premier commentaire dit que ces gens, qui réclament que la palestine soit gouvernée par des PALESTINIENS, sont des fanatiques... Autrement dit, réclamer le droit d'un peuple à son propre territoire devient du fanatisme...

Je pense enfin, qu'une partie de la réponse est l'ethnocentrisme, la subjectivité... choses que les animaux ne connaissent pas :) un chat ne va jamais tuer un chat pour lui piquer son territoire... Les chats ne connaissent pas la subjectivité, ils ne savent pas tuer des chats comme eux, nous les humains il parait qu'on a ce don!

Par contre, je suis tombée sur un autre site juif anti-sioniste pour lequel je lève très bas mon chapeau, et qui dénnonce les violences en Palestine etc... Comme quoi ce ne sont pas les religions qui causent les guerres, mais l'égoisme de certains et le mythe de supériorité des uns aux autres... Je partage avec ceux qui seraient interessés d'entre vous...

http://www.nkusa.org/activities/Demonstrations/April1705Regavim.cfm

Ce sont des gens qui préfèrent suivre les ordre de Dieu plutôt que de tuer des gens innocents pour un morceau de terre. Ce sont des gens qui savent que la vie n'est qu'éphémère, et qui craignent que demain Dieu leur demande pourquoi ils ont transgréssé les ordres du livre saint et surtout tué des vies innocentes...

Que la justice règne un jour dans ce monde! Amine!

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12 février 2006

Quand l'humanité perd son sens

On est là à parler comme des hypocrites de liberté d'expression, on dénnonce la violence des musulmans en réponse aux caricatures, mais, combien d'entre vous s'est posé la question: Ces violences, sont-elles le reflet d'une colère suite aux caricatures seulement ou alors ces dernières ne sont que la goutte qui a fait déborder le vase?

Si l'on a un mini sens de l'observation, l'on réalisera que les pays où les manifestations ont été violentes, ce n'est pas le Maroc ou l'algérie, encore moins l'arabie Saoudite... Ce sont plutôt l'Iran, l'Iraq, la Palestine, l'Afghanistan... Qu'y a-t-il comme point commun entre ces pays?

Ce sont tout simplement des pays qui en ont marre, plus que jamais, de l'occidental qui fourre son nez là où il n'a pas à le faire, cet occidental toujours présent, pour leur voler leur dignité, pour violer leurs femmes, pour voler aux enfants leur enfance, et aux hommes leurs richesses... Britanique comme américain ou israélien, qui se font appuyer par d'autres... Canadiens et autres...

Cet occidental qui est responsable de ça:

http://astream.com/links/notw/together_300.asx

Cet occidental qui, hypocrite qu'il est, ouvre sa gueule pour dénnoncer les violences musulmanes, en adoptant la politique de l'autruche lorsqu'il est question de dénnoncer ça:

http://news.tf1.fr/news/monde/0,,3283890,00.html

Entre les violences musulmanes qui, sous le poids du désespoir, deviennent aveugles, mais, O combien inefficaces devant un occidental armé, qui a tout pour lui: Armes, médias, argent, force, inhumanité... Entre des violences aussi déséquilibrées, o combien il faut être hypocrite pour dénnoncer les mini-violences musulmanes et se voiler la face lorsqu'il est question de dénnocer les vraies violences, qui ne détruisent pas des objets (drapeaux ou ambassades) mais BEL ET BIEN DES VIES HUMAINES, des bébés, des enfants, des femmes et des hommes sans aucune arme!

Mais, bien sur, l'occidental vit trop dans le confort pour se soucier de l'arabe, du musulman... Il est trop loin du terrain de bataille, et surtout, son orgueil d'occidental est trop fort pour avoir l'humilité de comprendre déjà les douleurs de ces musulmans qui donnent ces "images de rage contre l'Europe"...

La dernière fois je regardais "Le vrai journal", une émission française que j'adore, et, dans un entretien avec un responsable turque, l'animateur français lui demande: Pourquoi est-ce que vous continuez de coloniser (je ne me rappelle plus le nom du territoire occupé par la Turquie)... Ok, mais, monsieur Z, pourquoi ne te demandes-tu pas pouquoi la France continue de coloniser les antilles, la réunion, la guadeloupe et j'en passe! pourquoi ne demandes-tu pas à l'espagne pourquoi elle continue de coloniser deux villes marocaines et les îles Canaris? Pourquoi? Parce que l'occidental a plus de droit que l'arabo-musulman? c'est ce que j'ai cru comprendre, et confirmez moi le contraire, ça ne me fera que plaisir!

Heureusement qu'il y'a des occidentaux qui commencent à se détacher de cet esprit impérialiste, qui sont conscients de ce qu'ils sont et de ce qu'ils ne doivent pas être...

Posté par falas123 à 19:10 - politique, un mal nécessaire! - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2006

Créer un ennemi, justifier la guerre!

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant de la chose: partout dans le monde, on remet de plus en plus en question l'origine des attentats du 11 Septembre. Aujourd'hui, presque 50% des américains sont sceptiques vis-à-vis de la version donnée par l'État et qui prétend que les islamistes, plus particulièrement un certain dénommé Benladen, seraient à l'origine de la terreur.

Des enquêtes ont été entreprises par des scientifiques américains, et des rapports ont été rédigés. Force est de constater que la version donnée de ces événements va à l'encontre des lois physique! Par ailleurs, en 2005, le milliardaire Jimmy Walter avait offert 1 million de dollars à qui prouverait que les Tours jumelles auraient pu s’écrouler sans recours à des explosifs. Même les experts officiels avaient renoncé à concourir. Le prix n’a jamais été réclamé.

Pour les assoiffés de connaître la vérité d'entre-vous, rendez-vous sur les liens:

http://www.voltairenet.org/article134693.html

http://www.voltairenet.org/article127833.html

A+

Posté par falas123 à 20:08 - politique, un mal nécessaire! - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2006

Réponse à la devinette

:))
Vos réactions sont aussi bien nombreuses qu'intelligentes ;).. Je vous remercie pour votre présence...
Avant de commencer: Kevin, les occidentaux ne sont pas tous des petits connards :p la preuve t'es un occidental ainsi que Gogou, Marie et Yoann ;) .. Bon sérieux revenons à nos moutons:p
En fait ma réflexion va dans le sens de plusieurs commentaires... je voudrai juste ajouter un petit truc, en fait c'est une phrase magique que mon prof de culture et anthropologie, québecois de souche et dont la femme est américaine, a dit durant la séance de cours de la semaine dernière et qui a pas mal raisonné dans mon esprit, il a dit: "pour les occidentaux, reconnaître qu'il y'a eu des civilisations africaines prospères, c'est reconnaître que les indigènes ne sont pas aussi indigènes qu'on ne le pense (indigène étant un mot péjoratif en soi), et donc reconnaître que les exterminations raciales n'avaient pas lieu d'être, et aussi que la colonisation de ces indigènes sous prétexte de leur apporter la civilisation n'avait pas lieu d'être"...
Les européens, après avoir exterminé les asthèques et les incas en Amérique du Sud (aujourd'hui Péru et pays avoisinants), la France, après avoir colonisé des années durant le Maroc, l'Algérie pour ne citer qu'eux, les américains après avoir exterminé les amérindiens et ainsi de suite, se voient aujourd'hui dans l'embarras et la honte... Ils ont prétendu que les amérindiens étaient des sauvages menaçants, et que les américains n'ont fait que se défendre en les massacrant, les français ont prétendu qu'on manquait de civilisation, donc ils auraient trop de mal à reconnaitre que l'université marocaine est des siècles plus anciennes que son homologue européenne, qui à l'époque sombrait dans la noirceur...
Enfin, et pour ne plus jeter la responsabilité que sur autrui, disons que nous y sommes pour beaucoup aussi: on a arrêté de travailler et de réfléchir depuis le 13ème siècle, et même aujourd'hui, on est vraiment à côté de la plaque.. Devant toutes ces provocations qu'on subit tous les jours, devant cette humiliation incessante et quotidienne, qu'avons-nous fait? on ne connaît même pas bien notre passé encore moins notre présent! donc c'est normal que devant une proie aussi facile qu'on est, les plus forts n'hésiteront pas à nous marcher dessus chaque fois que possible...

Un petit réveil s'impose, non?

Posté par falas123 à 19:23 - politique, un mal nécessaire! - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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